Donc un visa et pas mal d'administratif plus tard, banco pour cette experience unique : 9288 kms et 990 gares russes en 7 jours ...
Apres avoir laissé Elise et mon vélo a Narita airport (et ce, apres 12h épiques faits de negociation pour dormir dans le terminal et un empaquetage en speed des velos, Elise a pris l'avion, le visage plein de graisse de velo ... Sexy ...), j'ai terminé le Japon par un dernier shoot de Tokyo, un train de nuit
Ferry pour la Russie ...
Un paq
Vladivostok : c'est parti pour la trance (siberienne)
Vlad est le genre de ville, dont vous imaginez que l'hiver, elle vous donne envie de vous pendre et en ce 1er juin, elle revet un cote tout agreable avec ses 24 degres, son port (dans le port de Vladivostok ...), sa geographie a la San Francisco tout en montees et descentes, son ambiance estivale (c'est le 1er jour de l'ete), sa belle luminosite, ses arbres, les tenues peu orthodoxes des demoiselles, les eglises davantage orthodoxes, son absence d'anglophones et le regard ferme mais bienveillant de la matronne du wagon (enfin jusqu'a temps qu'elle tente de mettre en place un systeme m'obligeant a n'acheter les bieres qu'aupres d'elle et au prix fort).
On arrive parfois dans un pays avec des cliches sur ses habitants : bourrus, rus
Vous remarquerez que je n'ai pas evoque les femmes (disons poupees) russes.
7 jours de train : long et chiant?
Le contexte :
- 7 heures de decallage horaire entre le point de depart et d'arrivee
- Mes compagnons de train : Chikako, comme pour me rappeler le Japon, parler football entre autres et la voir faire ses exercices de yoga, Serguei bien sympa et bienveillant malgre une odeur constante de "gitane maïs russe", et Svetlana, gentille etudiante blonde (teinturee) au look cindy lauper. Une bonne equipe.
- Dans le train, pas un gonze ni meme une gonzesse pour articuler le moindre mot de la langue de Shakespeare (pas meme un "yes").
- Les repas se commandent donc au hasard (qui fait quand meme souvent bien les choses).
- Un personnel aimable comme une porte de prison russe
- Mes copassageres de cabine prenant frenetiquement des photos (pres de 200 par jours)
- un train essentiellement compose de militaires
- l'ete nous offre de longues journees lumineuses
Les occupations : lire, ecrire, manger, boire, ecouter de la zizik, avoir des discussio
Et les paysages - la aussi, ca vaut le coup; te prends des envies de sauter
Autant dire que j'ai aime ces jours dans ma bulle russe, melange d'echanges et d'emerveillement face a la campagne. D'ailleurs, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer ...
La place rouge e
En fait, la place etait fermee pour cause de fête nationale le 12 juin et c'est avec Chikako (la japonaise du train ; faut suivre) que j'arpente la ville : cafe Pouchkine, basiliques, monuments staliniens (le mechant moustachu n'a pas fait que des choses horribles), un peu de bling bling moscovite, et le kremlin ...
Allez, il est temps de rentrer en France : back to Paris! (un peu triste et heureux de retrouver la tendre patrie) via une escale berlinoise (10 minutes, juste le temps de faire la bise a Nic, ce qui m'a fait bien plaisir).
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