samedi 13 mars 2010

Bye, bye India (du moins temporairement)

Ça y est, nous quittons l'Inde après, pour ma part, 2 mois passés ici. C'est finalement assez dur de parler de ce pays sans sortir des banalités :
- la frénésie de ce pays et sa ferveur religieuse (j'ai en tête les pèlerins de Rameswaram ou la khumb mela)
- l'entrée dans la modernité : ils ont tous leur téléphone portable, Bangalore et Chennai sont devenus les plate-formes informatiques mondiales, et poutant la plupart des connections Internet sont pourries
- l'hygiène : pourquoi les murs des toilettes ont elles toujours une couleur douteuse, pourquoi jeter ses détritus dans une poubelle serait compliqué, pourquoi hôtels ont un mal fou a assurer l'entretien des chambres (n'est ce pas leur boulot? n'est ce pas un pays touristique?)
- la quiétude de nombreuses places

- la diversite des religions et des ambiances, l'Inde catholique du kerala, la devote du tamil nadu, la tibetaine du Sikkim, l'hindouiste d'Haridwar et Varanasi, l'intriguant jainisme, le fantastique sikkhisme ...
- la découverte d'une nourriture pour laquelle j'avais pas mal d'a priori (négatifs) et pourtant, j'ai adoré ces plats (essentiellement du Sud) dans ces petites gargotes (tiens, jamais été malade). D'ailleurs, c'est assez drôle de voir que personne ne veut goûter aux plats indiens d'Elise, comme quoi le préjugé ne me concerne pas uniquement.

En ce qui me concerne, l'Inde a été une découverte mystique où j'ai tellement appris sur moi-même. Allez, je déconne, par contre, l'Inde a fait de moi durant cette période :
- un végétarien
- un abstinent alccoliquementr parlant
- un non fumeur (bon, il faut dire, je ne fumais déjà pas en France ..)
- je me suis surpris a cracher dans la rue
- j'ai jeté mes déchets n'importe ou ...

27 heures plus tard, nous voici a Katmandou ....

vendredi 26 février 2010

Himalaya (version indienne)

Après le Gange et sa ferveur hindouiste, nous prenons de l'altitude en direction du Nord Est de l'Inde.

La THEmatique : après les champs de thé du Laos, de Malaisie, d'Inde du Sud ... ceux du Darjeeling.



Darjeeling


La ville ressemble à ces stations d'altitude (un peu comme les stations thermales décrites par Kundera) teintées d'influence anglaise, de champs de thé autour et de majestueux monts himalayens en fonds.
C'est un autre pays que nous découvrons : changement de décor, changement de faciès, rythme reposant, influence bouddhiste (on a parfois du mal a distinguer temple hindouiste et bouddhiste) et tibétaine ...

Partout dans la région, des revendications pour un Gorkhaland en tant que province autonome, détachée du West Bengal (revendications de la population locale d'origine népalaise)!

Rocambolesque arrivée au Sikkim : C'est a 16h que nous apprenons que toute la zone de darjeeling est en grève, et en particulier les transports (eh oui, pour un Gorkha Land autonome!) pour 2 jours.
Nous décidons donc dans l'urgence de quitter la ville : check out précipité et direction la station de jeeps. Vu l'heure, nous n'avons que peu de choix et à cause de backpackers maroco-russo-francais insupportables (qui sont censés avoir passé 7 mois dans ce pays mais qui n'ont vraisemblablemet rien compris au fonctionnement à son fonctionnement- je pense que Sylvain s'exprimera la dessus sur son blog), nous nous retrouvons a la frontière un peu éloignés de là où nous espérions être. Donc finalement au bout d'une nouvelle journée jeep , d'une nuit a la frontière, de deux nouveaux changements et de kilomètres inutiles, nous voilà à Pelling/Sikkim : L'effort en valait vraiment la peine.

Sikkim : un peu plus au Nord entre Népal et Tibet. C'est un Etat un peu à part et assez surprenant pour l'Inde :


- l'obtention d'un visa spécial est nécessaire
- fumer n'est pas permis en public
- il y a des poubelles partout !
- les sacs plastiques sont interdits !
- les débitants d'alcool sont omniprésents
- les momos (vapeurs) , les soupes de nouilles et les chow mein (nouilles sautes) ont remplacé les thalis
- les jeunes jouent au football et non au cricket

- tout est fermé a 21h

Petit trek de 3 jours (de moyenne montagne aux environs de 2000 mètres avec des bons dénivelés) : Pelling - Yuksom - Tashiding avec comme décor : traversée de petits hameaux (au loin, nous pouvions entendre des "where aure you going?") et ses hordes de chiens, cardamone, brume, monastères bouddhistes (d'ordre tibétain), ... Nous avons été enchantés.
et cette sensation :
Nous payons pour grimper (ce sont des vacances)
Les locaux sont payés pour grimper (c'est leur job) - quelle dextérité dans la montagne en tongs tandis que les 2 petits français que nous sommes souffrons dans les montées ....
Stupid white men.

Nos rencontres routardes se résument essentiellement a des sexagénaires de bonne compagnie et qui ont bien baroudé : merci a Roger (of Marseille) et a Colette (de Perpignan) pour leurs conseils et leurs visions de la vie !



lundi 15 février 2010

Hommage (bis)


O toi mon pantalon de lin
Toi ma seconde peau
Tant de fois ressuscité et recousu
Je t'aurai fait découvrir le Taj Mahal et les rives de Benares
Mais je dois te laisser
Déchiré
de partout, endolori
Déchirure
de l'abandon
Ici aux contreforts de l'Himalaya
Tu me manques déjà
La suite de ce voyage t'est dédiée.

Erratum :
C'est finalement a Lahore (Pakistan) qu'il a fini sa vie ...

mardi 2 février 2010

Es-tu plutôt shivaiste, brahmaiste ou vishnouiste?

Vallée du Gange

Haridwar - Kumbh Mela 2010

La Khumb Mela est une célébration religieuse qui a lieu tous les 12 ans (le pic que nous ratons a lieu le 12 février 2010) : un rassemblement de sadhus et gurus incroyable le long du gange et sous forme de processions : ambiance à la Kusturica version indienne avec des musiciens aux airs de mafieux, des grosses caisses, des trombones, des trompettes, la musique hindi a fond, le tout avec des sadhus nus et des gourous trônant sur des chars (à qui aura le plus impressionnant!).


Haridwar, c'est en effet un des villes sacrées d'Inde où les indiens se baignent dans le Gange (dès 4h du mat, nous y étions!) accrochés a des chaînes (le courant est fort) et le soir, un spectacle assez émouvant et mystique au coucher du soleil avec offrandes flottantes et spectacles de feu.




A noter que nous avons rencontré dans une gargote l'Indien qui parlait l'anglais le plus rapide, autant dire on n'a pas compris un mot !!

Rishikesh

C'est la capitale auto proclamée du Yoga : des centres de méditation, ashrams, yoga et massage, il y en a à foison! Moi je m'auto proclame hermétique a la baba coolerie ambiante!! Allez, ne crachons pas dans la soupe, ce lieu paisible et sacre est l'endroit idéal pour se ressourcer : une séance matinale d'Hatha Yoga, une petite séance de massage (qui ne vaudra jamais celles de Goa, Madurai ou Tanjore, ..) et une ballade vers le temple Shivaiste (le Nilkanth Temple avec son arbre sacré au milieu ) que les indiens gagnent aussi en processions (chants a la gloire de Shiva et indiens grimpant sur le ventre les 7 kms d'ascension) - au passage, on en a un peu bavé, nous n'arrivons pas nous débarrasser d'un rhume tenace, ça fait peur pour le Népal ... Tout comme dans les autres parties de l'Inde, nous sommes constamment accompagnés d'une armée de singes (ils sont plus que 12) attirés par nos pelures de bananes et clémentines que Sylvain refuse de balancer ...
En tout cas, on en ressort bien zen de cette halte ...


Agra - ou comment les hommes perdent la raison pour une femme ...

Le taj mahal : symbole de l'Inde :
- assez paradoxal lorsque l'on sait qu'il incarne l'art moghol et donc musulman dans un pays hindouiste (ça doit être pour cela que les droits d'entrée sont sans commune mesure avec le prix d'autres monuments en Inde)
- c'est encore l'histoire de ce roi triste et inconsolable de la perte de sa dulcinée qui lui fait construire un mausolée grandiloquent. Bref comme dirait Jet notre sadhu de hampi (cf le post sur l'Inde du Sud), ce n'est pas très très shanti shanti de faire un palais sans borne pour un amour enfoui alors que le peuple crève de faim ...
Allez sinon je retiens la première impression a la vue du Taj, si imposant et le marbre blanc qui vous fait mal aux yeux. Impressionnant.
Dans l'enceinte, on (enfin je devrais utiliser la première personne du singulier) a l'impression qu'il a été conçu pour les cartes postales : des milliers de clichés pris par des touristes dans des positions plus ou moins clichés !

Fathepur Sikri


Quand on arrive près du site, on utilise vite le langage universel du 'coup de boule' avant que les mecs puissent dire un mot afin de se débarrasser de tous les rickshaws, faux guides et autres artistes sculpteurs. Une fois ce "ménage" réalisé, on peut aborder sereinement ce joli palais de grès couleur rose, serenisse, de style moghol (donc musulman avec des influences divers -et d'été aussi...) construit par Akbar (le grand chef moghol) qui en avait fait sa capitale et l'a vite abandonnée.

Sinon Agra malgré sa taille n'est pas une ville désagréable. Elle a aussi son (Robert) red fort (la blague est tout aussi mauvaise) et une ambiance musulmane, peu rencontrée jusqu'ici hormis a Delhi puis a Benares. Il est d'ailleurs intéressant de constater que les influences sont plus marquées au Nord qu'au Sud du pays (ou les influences sont essentiellement hindouistes et un peu chrétiennes).



Vanarasi - Baba, vaches, bains et dédales

L'Inde ne saurait être l'Inde si elle ne se nourissait pas de la haine (relative car il faut bien qu'ils gagnent leur vie - d'ailleurs nous preferons la version velo-rickshaws, ces forcats des villes) du rickshaw : celle relative aux sollicitations incessantes, aux négociations stériles, à la volonté de t'amener dans la boutique du cousin ou celle de t'amener dans la mauvaise guest house ... C'est ainsi que nous débarquons a Vanarasi a la Old Yogi Lodge alors que nous voulions nous rendre a la Yogi Lodge ...
Varanasi (Benares) - c'est LA ville sainte de l'Inde et j'y allais avec cette vision préconçue de ville oppressante et de mysticisme mélangés. Eh bien, la ville est finalement assez agréable avec ses ghats où les pèlerins viennent se baigner dans la Gange et ses petites rues. Ici (comme partout ailleurs), je ne saurai que louer les qualités d'orientation de Sylvain (agréable pour moi qui ne sais pas m'orienter) dans ce dédale que sont les rues de Benares où le jeu est d'éviter les vaches (grosses consommatrices de cartons et plastiques), le tout les pieds dans la merde (excusez-moi du peu).
Côté spiritualité, il y a quelque chose de particulier a Benares, aussi bien dans les bains matinaux que les cérémonies ("puja") du coucher de soleil - mais l'honnêteté me pousse a reconnaître que je m'attendais d'avantage a un flot ininterrompu de pelerins dans le Gange (peut etre est ce du a la periode) et j'ai été troublé par le "safari touristique" qui consiste à prendre les pèlerins en photos le long des ghats. Là encore sur la ferveur tout est relatif, je n'ai jamais vu une queue aussi impressionnante que celle pour entrer dans le temple de Shiva en ce jour d'anniversaire du mariage de Shiva (plusieurs centaines de mètres, bien pire que le Moulin Rouge un jour de journée du patrimoine , les habitants du quartier sauront de quoi je parle et Shiva plus populaire qu'un concert des Stones , ...)

"Baba", c'est ainsi que dans les rues de Vanarasi, je me fais interpeller : est ce dû au retour de la pilosité, à mon ample pantalon de lin ou au pagne, qui me sert de chèche (qui me font passer pour un de ces vieux saddhus charlatans) ... toujours est-il (qu'après les "wizz country? Spain, Italy?), j'ai peur malgré moi d'entrer dans le cliché des neo beatniks, avec Sylvain (avec sa barbe et sa boucle d'oreille ) que nous cherchons a éviter. D'ailleurs, si tu veux nous vendre du hashish, non, on n'est pas intéressés ..

Avant de quitter la ville, une petite halte sous la pluie a Sarnath pour y retrouver l'ambiance bouddhiste (comme un rappel des mois dans le Sud Est asiatique) - c'est la que Bouddha a fait son premier sermon.

Nous quittons le Gange maintenant direction le Nord Ouest du pays pour prendre de l'altitude. Pour joindre Darjeeling, le train de nuit aura 5h de retard au départ et 10h a l'arrivée... , une nuit passée dans les dortoirs de la gare et une session jeep un peu éprouvante et nous voici a 2000 mètres d'altitude, vue sur les monts himalayens : changement d'ambiance, changement de décor ...

Le poids des mots... le choc des photos.

mardi 26 janvier 2010

Inde du Nord - Good karma?

Après 41 heures de train (dont 8h de retard) avec son ballet incessant de vendeurs ambulants et de mendiants (transsexuels, infirmes, enfants acrobates ...) et ce dans une ambiance d'indiens emmitouflés avec cagoules et triples épaisseurs et 25 degrés en moins, je gagne Delhi.


Welcome on Board, Sylvain !

En effet, j'y retrouve mon compagnon de route, et malheureusement ai une pensée pour Cindy, qui, crisse d'ostie (Cindy est québecoise!) n'a pu nous rejoindre, se rendant compte la veille qu'elle n'avait pas de visa, tabernacle !

Delhi : La claque annoncée n'a pas eu lieu (surement j'ai été préparé par mes mois précédents). Ce Delhi (d'initiés), ne suscite cependant pas un grand enthousiasme. Outre le froid et le brouillard ambiants, (j'ai en plus attrapé la crève dans le train et suis dans une sorte de semi état grippal), nous nous sentons vite abrutis par les klaxons de la ville, et c'est avec joie que nous comptons gagner Jaipur.

Rajasthan - Moghols et Rajputs, ...

Jaipur : N'en déplaise au regretté Claude Nougaro, il existe une autre ville rose. Qu'il se rassure, celle-ci n'a pas la tranquillité de la cite qui longe la Garonne (sollicitations des rickshaws, des vendeurs, des nouveaux amis rabatteurs,, ...)

Nous voici entrés dans l'Inde des Maharaja... Je découvre un nouveau pays après le Sud : plus "développé" (les gens portent des jeans et non des pagnes!), plus froid (la température et les contacts), une nourriture moins fine, et de jolis décors... C'est une ambiance différente à laquelle il faut que je m'habitue et c'est le palais d'Amber qui retient d'avantage notre attention : le site vaut la peine dans sa structure (un labyrinthe et un magnifique monument) plus que dans la finesse du détail.
Comme chantaient les garçons bouchers : Tous des (Raj)puts sauf ma mère et ma sœur, ils oubliaient les moghols : il s'agit la des 2 influences architecturales (et historiques) du Rajasthan.



Bienvenue chez les Sikhs




Puis nous filons vers Pushkar, la ville des babas et des neo-beatniks ... C'est également un lieu sacré hindou (beaucoup de sadhu ou pseudo sadhu ...).
C'est paisible ici, infesté donc de néo babs... Mais, cette halte nous fait un bien fou, loin des rythmes un peu speed de Delhi et Jaipur. C'est propre et il y regne une ambiance magique. La ville est connue et est entourée d'un lac asséché!, (la pollution parait il mais ça n'empêche pas de s'y faire bénir). D'ailleurs, Sylvain a l'occasion de bien me faire rire quand embobiné par un hindou après la visite du temple de Brahma, nous nous retrouvons engagés à faire un don de 1000 roupies ...). Brahma est donc maintenant avec nous et sommes accompagnés d'un bon karma. Le soir, sur la terrasse de notre guest house, nous passons la soirée en compagnie d'indiens qui veulent nous faire transiter des pièces précieuses par poste pour se faire 10000 euros en 5 jours et un français qui ne ressemble a rien, surtout après avoir mélangé pétards, opium, whisky et cocaïne. Hare Krisnha !

et nous nous apprêtons à gagner Jaisalmer et le désert.

Jaisalmer :

La ville est agréable, et non, nous ne ferons pas de camel safari (que toutes les guest houses et agences proposent).

Nous sommes bien ici, profitant de ce fort (d'architecture rajput) de couleur grès (eh oui papa, "sandstone" en anglais , ca se traduit par "grès'), du festival du désert (l'élection entre autre de mister Moustache et autres manifestations, mais "ces gens sont de foutus amateurs") et déambulant dans cette place avec ces havelis (maisons de riches marchands du 19eme siècle) et magnifique temple jain.

Bref, une bonne escale.

Nous louons des vélos pour visiter les environs mais le karma ne répond plus : Sylvain crève et aucun réparateur a l'horizon. Nous avons tout de même eu le temps de faire une excursion a Bara bagh : des éoliennes en fond, des tombeaux de grès en abandon, un couple d'amoureux indiens, deux indiens qui écoutent de la musique sur leur portable et au loin, un tracteur décoré avec de la musique ...

Udaipur : après un parcours en bus assez éprouvant, une ville avec un fort et un palace entourés de montagne et avec un lac non asséché ! (paysage de carte postale). Tiens, on ne serait pas au Rajasthan! Là encore, une histoire de rois, de vengeances et de valeureux combattants...

Assurément, nous n'avons pas assez consacré de temps a cette ville musée bien agréable, paradoxe pour des voyageurs au long cours !!!

et nous revoici a Delhi : Mauvais karma !

(est-ce ainsi que les hommes vivent?)

un peu comme dans le film, "Un jour sans fin", nous revivons la même journée que lors de notre arrivée ici : bal des ambassades (refus de l'ambassade iranienne et refus de l'ambassade française de nous délivrer une lettre pour l'obtention du visa pakistanais que américains et suédois délivrent facilement ... Affaire a suivre), Conaught Place, 2 heures d'attente a la gare, le vieux Dehli avec ses fils de partout, ses klaxons incessants, son (Robert) Red fort (je sais, cette blague est nulle), ses mosquées. Bref, nous finissions a nouveau lobotomisés.

Plus de photos ici !

vendredi 22 janvier 2010

Inde du Sud


L'Inde répond à tous les clichés :

- une première impression de chaleur étouffante avec cet air épais et pollué, cette insalubrité omniprésente et ces klaxons permanents







- des paysages variés et déconcertants, l'entrée sur une autre planète avec ses couleurs, ses parfums (parfois degueux) et son kitsch








- ses sollicitations constantes, toutes ces personnes à qui on ne peut faire confiance (et une amabilité pire que celle des serveurs de brasseries parisiennes) et en même temps ceux qui viennent à votre rencontre pour vous aider ou échanger (combien de nouveaux bestfriends je ne me suis déjà pas fait)





- ses touristes pseudo nouveaux babas et autres cinquantenaires en quête de sens et spiritualité. Mais dans ce trip, hormis les places comme Goa, Hampi, nous avons essentiellement rencontré un tourisme local, fait de pèlerins.






- sa cuisine grasse et épicée mais aux si bonnes saveurs (Elise s'est bien équipée en livres de cuisine, j'en ai déjà faim ..)








- sa notion du temps (ici, tout te prend un temps fou; une fois que tu l'as intégré, tu deviens zen, ...),








- ses transports qui peuvent vous rendre fous - moments que j'adore, mais qui m'ont détruit le dos. Le service de transport (n'est pas confortable mais) est très performant.










- ses moustiques, ça, on ne s'y attendait pas (si Elise et moi, on a pas choppé le palu c est un miracle)... ses chiens errants (si d'ici la fin du voyage , je n'ai pas la rage, c'est un miracle).
L'Inde est un bestiaire géant (éléphant, singe, vache - qui m'a défoncé les côtes ...)









NOEL A PONDI...chérie

Nos retrouvailles avec Elise furent épiques. Elle, bloquée le 24 décembre a Delhi airport, moi l'attendant 8 heures a Chennai, guettant toutes les arrivées. Finalement, le réveillon de Noël a débuté à deux heures du matin. Noël, joyeux Noël, bons baisers de pondicherry.
Ancien comptoir français (pour ceux qui ont séché les cours d'histoire au lycée), c'est une bonne transition avant d'aborder la frénésie indienne. ....




HAMPI

Quand on aime le bus, on ne compte pas ses heures ... 24h de transport public nous ont menés a hampi, que l'on nous avait promis surpeuplé en cette 'peak' season. Ce qu'il y a de merveilleux avec hampi, c'est que la magie du lieu (paysages de roches rouges et ruines de temples diverses et variees, rizières vertes fluo, collines, et au milieu coule une rivière) opère et que son étendue nous a donné le sentiment d'être seuls avec les pierres.
Une journée a vélo pour ne pas changer les habitudes puis nous nous sommes laissés guider par nos pas, ce qui nous a permis de vivre notre première rencontre avec l'inde mystique : accueillis gracieusement dans le temple d'un vieux sadhu italien pendant deux jours, les heures passèrent en compagnie de sages iranien et français et d'un jeune héritier hésitant encore entre la vie religieuse et le business. Il ne fallut que peu de temps pour réaliser que leur sagesse n'avait d'égal que leur consommation de marijuana... Shanti, Shanti, ce ne sont pas les derniers charlots que nous croiserons mais ils étaient bien sympas.


NOUVEL AN A GOA


On n'échappe pas aux clichés : 31 décembre à Goa. Loin du Goa psychédélique et trance, nous sommes installés a Morjim chez Shibu dans un lieu où les cinquantenaires névrosées recherchent paix intérieure et bien-être a travers soins ayurvediques et yoga (on ne saura pas jusqu' où vont les massages mais elles sont toutes in love de shibu). En tout cas, le lieu est une belle étendue de plage, tranquille et relax.
Soirée du nouvel an : petite anicroche a ce voyage avec début de soirée dans Le restaurant français, bondé et branché de la plage, 'la plage', où nous avons in extremis obtenu une table car la patronne bourrée a cru reconnaître en moi un VIP local (l'effet de la barbe...).. Après ce repas (home sweet home le fondant au chocolat, promis c'était juste pour l'occasion) et le feu d'artifice (arrosé au champagne direct from coucy), nous avons participé en pique assiettes a la grosse soirée russe de Morjim et bien entendu, j'ai remis le couvert entre bouchées indiennes, sushis, techno moscovite et vodka.


KERALA


15h de train en classe générale, c'est-à-dire assis sur une banquette avec 7 personnes et 3 au dessus sur le pose bagages (toutes les couchettes étaient pleines...) ; bref une belle ambiance bondée et un calvaire pour le dos et le sommeil (il faut dire j'ai toujours envié ceux qui réussissent a dormir n'importe où et n'importe quand) pour rejoindre Cochin, au charme un peu tronqué par sa dévotion au tourisme et il faut s'éloigner des zones référencées sur nos cartes pour avoir l'impression d'être en Inde tant les rues sont calmes, les bâtiments d'un blanc éclatant. Pour retrouver la vraie vie, direction le marché du samedi - le Barbes local...
Ce qui est étonnant dans ce début de découverte de l'Inde, c'est que nous y voyons surtout la trace et l'héritage du christianisme (y'a quelque chose qui cloche!).


Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des dirigeants communistes ... (le Kerala est le seul état indien a être dirigé par des cocos ...). C'est un véritable havre de paix - alors que partout, on peut s'exaspérer assez facilement des autochtones, ici c'est vraiment agréable.. Version aseptisée de l'Inde? En tout cas, infrastructure, environnement, c'est assez avancé .. et bien entendu en bon état socialiste, grève des transports ...






Nous restons donc dans cet endroit - parfois je me demande si nous le quitterons tellement nous y sommes bien, au milieu des champs de thé dans la région de Munnar. Hormis l'absorption intensive de thé, notre activité est tournée vers la nourriture, saveurs de coco, cardamone, porotha a gogo ... Nous nous faisons même des amis et dînons chez l'assistant manager des plantations de thé appartenant au grand groupe Tata (bel exemple de paternalisme a l'indienne). Allez, soyons honnête, leur thé n'est pas terrible ...


TAMIL NADU... DE PIGALLE A PONGAL *

(*Pongal, la fête de la moisson qui bat son plein pendant notre séjour)


La route parmi les montagnes qui relie Kerala et Tamil Nadu est extraordinaire et nous mène a Madurai.
Le Tamil nadu, c'est l'immersion dans l'hindouisme avec son architecte : temples de madurai, Tanjore et Rameswaran ; nous y croisons peu de touristes occidentaux et assistons a la frénésie des pèlerins de Rameswaram, dans une ambiance de belle insalubrité et d'hystérie, les pèlerins s'aspergent d'eau sacrée. C'est aussi la ville du bout de l'Inde entre golfe du Bengale et Océan Indien ... Dans cette route, nous nous arrêtons pour passer une nuit au Palais de Chetinaddu, le luxe version indienne (tout est une question de référentiel, en tout cas, le lieu est charmant) et nous nous accordons une séance cinéma en tamul pendant 3 heures, le spectacle est autant dans la salle que sur l'écran et notre entrée dans la salle a suscité une hystérie, qui heureusement s'est vite dissipée : Feel my love.
Avec Elise, nous finissons par Chennai, l'Inde moderne, pas très esthétique, la grande ville, nous y découvrons surtout les quartiers huppés (on est snob ou on ne l'est pas) et les grands centres commerciaux ... Chennai, c'est également la ville où nous nous séparons, je hais cet aéroport et je poursuis seul (allez soyons franc avec un sentiment de vide ...) pour découvrir Mamallapuram, une sorte de version hybride de Goa et Hampi, l'ambiance est relaxante, en attendant de retrouver Sylvain et découvrir ensemble Dehli et le Nord ....


Ce mois avec Elise a été magique.


Plus de photos ici.

mercredi 23 décembre 2009

En route vers 2010 ....

Bangkok :

1ère étape en Thailande et dernière du périple père et fils.
Là-bas, tu peux y trouver toute la sérénité bouddhiste : ces temples le soir où les gens prient, ces canaux (balade dans les klongs), ... et le rythme des grands villes asiatiques. J'ai été agréablement surpris m'attendant à une ville oppressante, .... Il faut dire que nous avons fait le Bangkok touristique, celui des temples et des palais, et nous ne nous sommes pas trop confrontés à celui des buildings et grands lieux de foule ... Par ailleurs, nous y étions pendant les fêtes du roi : culte de la personne et fête a neuneu .. ici aussi.

Bangkok, c'est aussi surtout LA ville du voyage, le carrefour du routard (beaucoup d'entre vous la connaissent déjà), c' est une belle plongée anthropologique , tu vois du tatoué, du t-shirt che guevara (vous savez ce fameux guerrillero thaïlandais) ...


Chiang Mai : Nord de la Thailande, de l'agence de voyage qui te propose du trekking en éléphant, en rafting, en bamboo, en veux-tu , en voilà ... C' est peut être mon esprit de contradiction qui me pousse a ne pas tenter l'expérience (les treks organisés avec tous ces guest houses ne m' attirent guère, et celui au laos par son caractère encore 'isolé' m'a suffisamment satisfait).

Sinon, Chiang Mai : du buddha, a foison, je ne m'en lasse pas, ceci m'apporte une certaine quiétude ...

Je décide donc le second jour de louer un vélo pour visiter relax quelques temples à 6 kilomètres, puis décide d' aller a celui de Doi Suthep-Pui, assez fameux dans le Nord du pays, sans trop savoir a quoi m'attendre : 17 kms de montée épique (et colegram) avec un vélo de ville, panier a l'avant, une seule vitesse et un sac a dos plein de livres (eh oui j' avais prévu une journée relax, lecture dans un temple et mes 2 bouteilles d'eau). La montée est longue, j' ai le temps de peaufiner ma philosophie de l'effort (on pourra en parler un autre jour) et je ne regrette pas de ne pas avoir commandé de choucroute au petit dej'.

Je pourrais presque me prendre pour Armstrong (pas Lance mais plutôt Louis, je suis en train d' avaler ma trompette).

Au km 8, un moment de joie (le sadisme cycliste), je dépose (pour les non cyclistes : j' avale, je dépasse) un cycliste avec son VTT tout équipé, tenue adéquate ... Et là, coup de bamboo, 2 kms plus loin, un pimpant cycliste en pleine force de l'âge et de sa gloire avec son vélo de course léger et profilé (guidon de triathlète) et aucun sac, me dépasse. Stoïque, je garde le rythme (vexé un peu tout de même, ah si j'avais les armes pour lutter). Les 2 derniers kms sont horribles : je pousse a fond sur les pédales et je sens que la chaîne va lâcher, mais c' est moi qui lâche a 300 mètres de l' arrivée.

Arrivé en haut, je suis prêt a payer a n'importe quel prix un Pepsi aux marchands du temple et des touristes viennent me féliciter : Bravo, on n' aurait jamais pensé qu'avec ton vélo, tu aurais pu y arriver.C'est oublier que je viens du pays de la petite reine : Anquetil, Hinault, Fignon, y connaissent pas , et en plus, j' ai le même médecin que Lolo Fignon (le père de Marie). Je me monte les 306 marches sans difficulté (une broutille après le vélo) et je vois des touristes prendre un téléphérique ... La vue n'est pas très dégagée en ce jour ...

Puis, dès le lendemain, retraite pour plusieurs jours au Temple Wat Umong (centre de méditation bouddhiste)
L'exercice est difficile mais l'expérience enrichissante.Reveil a 4.00 am, coucher a 9.00 pm : 12 heures de méditation par jour et 2 repas a 7.00 am et 11.00 am.

Et direction la plage :
Le dilemme du voyageur : quelle plage choisir? t'as le choix coco, koh Pipi, Koh Tao, Koh Lipe, ...
Finalement, j' échoue a Koh Phan Ngan (connu pour ces full moon party) et vendue comme la plage relax du pays : l'endroit est chouette et les cliches sont toujours là : magasins de fringue qui alternent avec centres de tattoo (une quantité incroyable), agences de voyages et bars ...
Mes premières impressions : ces ambiances me gonflent un peu (la clientèle est aussi creuse que tatouée). Heureusement, c' est la basse saison, ils trouvent toujours le moyen d'organiser la half full moon party (lève la tête, et tu verras même pas la lune !!!), et je suppose bientôt la quarter moon party !
Bon il me faut l'avouer, je me couche parfois a une heure postérieure a celle à laquelle je me levais au centre de méditation ... Ambiance festive, rencontres sympa, belles plages, snorkeling ... je passe du bon temps là-bas..
Non, non pas de discours béni oui-oui, les plages thaï ne vaudront jamais la cote picarde ou les plages du Nord ....

L'avantage de ne pas prévoir ses destinations dans un voyage, c'est d' aller de surprise en surprise : la Malaisie en pleine mousson !! Ainsi, je dois renoncer a la cote Est et ses plages Perhentian et me retrouve sur l'île de Penang (cote Ouest) : c' est l'exemple même du multiculturel : se juxtaposent temples bouddhistes (ils me rappellent ceux du Vietnam du fait de l' influence chinoise), hindous, églises, mosquées (la Malaisie est un pays musulman), little india, quartiers chinois et malais ...
Et qu'est ce qu'on y mange bien !!

Centre de la Malaisie : les Cameron Highlands
dans une ambiance rafraîchie (ça fait du bien! allez je pense quand même a vous en Europe en cet hiver âpre ..) et pluvieuse, un décor magnifique de champs de thé et de jungle ... très agricole comme région, notamment de fraises également, de piètre qualité et chères, mais les malais a priori en raffolent ...
C'est la saison des vacances malaisiennes ici, autant dire c'est l'affluence partout (tous les hotels bookés) d'autant plus que la moitié du pays est touchée par la mousson

Puis dernières haltes par Malacca (ville a l'héritage portugais et hollandais labellisée Unesco autant dire DisneyWorld, ville proprette que tu peux visister très rapidement , y a meme des panneaux qui te disent où faire des photos !!! J'y passe cependant du bon temps) et Kuala Lumpur (KL, c'est la ville moderne, côté histoire et culture y a pas grand chose, bienvenue dans l'ère de la modernité avec ces tours et ces centres commerciaux, beaucoup me l'ont décrite comme une ville inintéressante et horrible, je les trouve bien durs ; contrairement à bien d'autres villes asiatiques, elle est adaptée aux pietons, c'est propre - une petite suisse en quelque sorte, il y a des parcs, c'est peut-être parce que je n'y reste que peu de temps ...)
Il faut dire, j'ai la tête à ma prochaine destination.

Demain, je m'envole pour l'Inde ....

Joyeux Noël a tou(te)s

Les photos sont ici !

dimanche 20 décembre 2009

Backpackers ' world

J'en profite pour faire une petite parenthèse sur le joli milieu des backpackers/routards:
Même s'il s'agit d'une faune assez disparate, je me permets quelques généralités qui ne valent que ce que son auteur en dit :
L'anglo-saxon se caractérise par son appétence pour toutes les activités fun (beuveries, la nuit en bateau a Halong bay ou l'alcool est illimité, Vang Vien et sa musique a donf ainsi que son activité tubing, ...) tandis que l'européen est un plus culturel (et reconnaissons-le, le français se situe pas mal dans la recherche de l'exotisme et hors des sentiers battus, comme dans le Nord du Laos, ...)
L'israélien est grand voyageur et a mauvaise réputation, surtout auprès des français (surtout en Thaïlande ou en Inde) quand ils se déplacent en meute, mais de mon expérience est un compagnon agréable quand il est seul et il est surement avec le français un des meilleurs négociateurs (dur en affaire). En Thaïlande, il est vraiment difficile a éviter ... Assurément allemands et scandinaves sont les mieux organisés (d'ailleurs les guides allemands sont très bien faits et assez complets comparés au Guide du routard un peu a l'Ouest et du tant répandu Lonely Planet , que 90% des voyageurs se trimbalent...)Le français lui est un peu donneur de leçon (on est le pays des droits de l' homme, oui ou non, la francafrique, ah non moi connais pas, la colonisation, non plus, ..) et a souvent un avis sur tout (comme moi vous remarquerez!).

Les aspirations sont aussi différentes entre les rencontres des voyageurs au long cours et ceux qui ne sont là que pour 3 semaines (à quand les 20 semaines de congés payes, qui cherchent a tout prix a faire l' attractivité et la curiosité du coin, que vendent souvent les agences de voyage).
Ce qui est vraiment sympa dans ce monde (a l'exclusion des anglo saxons qui pourtant sont la majorité - enfin je parle de ceux qui viennent se bourrer la gueule a moindres frais dans des pays cheap), c'est la disparition des clivages sociaux et générationnels : se mêlent vieux briscards, jeunots de 18/20 ans, avocats en vadrouille, étudiants, saisonniers, ... sans que cela transpire vraiment ...

Bien-sûr, le backpacker arbore un joli code vestimentaire et ne résiste pas aux clichés ; il porte son bracelet acheté 2 dollars a un pauvre enfant des rues ou à un indien des hauts plateaux tibétains ou péruviens (personnellement, j'arbore un merdique bracelet couleur 'silver' du Nord du Vietnam et un ridicule collier de pépins que j'avais acheté a Madagascar et perdu depuis).
Côté fringues, il est de bonne usage de garder au moins 3 jours le même t-shirt et au combien de porter des t-shirt aux marques de bière locale (eh oui finalement les routards sont des beaufs comme les autres - souvent le t-shirt est sympa cependant) ou évoquant les endroits traversés (notons que la Thaïlande a une bonne cote en termes de coolitude, hum).
Il est aussi de bon ton de porter des claquettes / tongs ...

Rassurez vous, je n'échappe aux clichés et les différents barbiers des pays rencontrés ont une belle attirance pour ma barbe ...(par contre, je n' ai pas acheté de t-shirt de bière et autres futals baba, faisant l'apologie du cool).

Cote alimentation, il y a plusieurs écoles : la street food (pas cher et sympa qui a ces intéristes) et la junk food (ainsi cote physique tu as l'australo(-pitheque)anglosaxon dopé a la viande burger et aux protéines, autant dire de jolis muscles gonflette sous le débardeur ...)

Le rapport aux populations locales ; là encore plusieurs cas ; l'extrême routard, qui a l'air plus fauché que la population locale (dédicace a julien), le bienveillant qui fait gaffe a ce qu'il dépense (plusieurs mois de voyage , ca coute tout de même ..) mais qui veille a laisser qques dollars aux populations locales et aux bonnes causes et enfin celui qui trouve que tout est vraiment pas cher, qui s'enthousiasme pour n'importe quelle connerie et qui paie de manière disproportionnée par rapport aux références des locaux, ce qui a pour corollaire une inflation des prix, dont in fine ceux qui en pâtiront le plus seront les membres de la population locale.

Of course, le routard est un mordu de facebook (le nombre d'amis facebook et de mails que tu peux récolter en route !!!) et des cybercafés (pour preuve ce blog, pour tuer également les durs moments de solitude, snif ...) et fréquente les guesthouse (endroit vraiment sympa pour les rencontres) malgré l'odeur des sanitaires et l'eau froide ...

Au-delà des clichés, c'est vraiment un rythme de vie sympa et déconnectant (on se rend compte combien on peut vivre différemment) fait de rencontres (souvent éphémères) mais assez enrichissantes (excepte les 80 % de mecs bidons ..). Ainsi, je te conseille de vendre la cravate ...
Mais, rassurez vous, pas de doute, c' est avec plaisir que je retrouverai le monde occidental, les joies du RER, j' accepterai de payer 30 euros mon cocktail au Hemingway Bar, soit d'avantage que mon budget journalier ici,(et dire que je négocie pour 1 dollar auprès de gens qui gagnent le 20eme de ce qui se fait a Paris), allez tout de même, il est bon de rendre compte qu' il ne faut pas grand chose pour être heureux il suffirait de presque rien, chantait Reggiani, a d' autres propos ...). J'attends de voir l'Inde pour les nouveaux spécimen .... (notamment ceux ci en quête de voyage initiatique).

vendredi 18 décembre 2009

Malaysia







Multicultural country




Friendly guesthouses (que ce soit le Blue Diamon Hotel de Penang , la Father Guesthouse des Cameron Highlands, le Shiraz de Malacca, ...)








Nice food (indienne, malaisienne, chinoise, ...) Ici, le Laksa Assam (soupe de nouilles au poisson, menthe, tamarin, menthe, chili, ..)










Good tea










Jungle and flowers











Big buildings







et ces plages (que je n'ai pas vues !!!!!)

More pictures si vous cliquez là.

Trivial Poursuite Asie du Sud Est (petit hommage a Mathias, Renaud et tatata)

Question littérature :

Combien de blogs indigents (comme le mien), ou de livres de voyage (mon tour du monde en velo sans selle) ont été écrits pour décrire combien les gens sont sympas loin de chez soi?

Combien de livres échangés et lus sur les routes?

Question géographie :

Combien de kilomètres parcourus depuis Hong Kong et combien de litres de kerozene consommés? Peut-on se racheter une conscience avec de la compensation CO2?

Question histoire :

Comment peut on encore élire des anciens Khmers rouges au pouvoir? Qui peut comprendre le jeu des relations diplomatiques entre Cambodge et Vietnam (l'ennemi libérateur) et avec la Thaïlande ?

Combien de sociétés militarisées pour défendre les intérêts de rois et combien de régimes soutenus et mis en place par les pays des droits de l'homme?

Question science et nature :

Qui possède les plus grandes chutes d'eau en Asie ? parce que partout où tu vas et dans chaque guide, on t'annonce que tu vois les plus grandes.


Question économie :

Comment résister au grand Tigre Chinois?

Question sport :

Quel est le sport national laotien, qui sent bon la France et le pastis?

Question spiritualité :
Combien d'entre vous ont été voir ce que signifiait Vipassana?

Mon questionnaire vous a pas plu, n'en parlons plus.

Allez, je me casse et vais marcher a l'ombre (eh oui, il fait plus de trente degrés ici ...)

mardi 8 décembre 2009

Bulletin de sante

Certains d' entre vous (et je les en remercie) se sont enquéris de ma sante (avec peut-être l' idée perfide de me faire avouer une tourista ...), je tiens a les rassurer, pour l' instant la bête se porte bien.

Gastro-enterologie : en attendant l' Inde ... Le ventre tient le coup, le régime asiatique et quelque peu épicé me convient. Une seule journée de moins bien constatée au Laos, gros coup de pompe et système digestif mis a mal (sans dégât), a priori lie a une bière chaude (et peut-être une insolation).

Dermatologie : pas d' infection, le peau se tanne au contact du soleil: aujourd'hui se prépare le cancer de demain!

Traumatologie : au Cambodge, je me suis fait faucher en vélo par une moto (d' ailleurs message prévention routière, c' est fou le nombre de touristes qui ont des accidents en moto/scooter en Asie) : pas de traumas lourds, l' hématome de la fesse droite commence a se résorber (la fesse est passée du noir au bleu clair/violet) au bout de 3 semaines, les paumes des mains s'améliorent et les chevillent ne m'opposent aucune limite.

Soins capillaires : le poil se porte bien, mon budget coiffeur/barbier n' est pas imposant ...

Hygiène : mon indifférence a la douche froide me permet une hygiène corporelle sans faille et en plus, ca raffermit la peau

Poids : je m' étais fixé de ne pas perdre de poids, et bien c'est raté , je suis épais comme un sandwich SNCF (de l' ancienne époque, pas les nouveaux des TGV, ..). Pourtant, je ne fais rien pour, je ne vois comme explication que le changement de régime alimentaire et la chaleur (ben oui il fait quand même au moins 30 degrés en permanence ..), j' ai banni (malgré moi) le sucre de mon alimentation ; ceux qui me connaissent apprécieront : pas une soirée où je me suis avalé 2 ou 3 plaques de chocolat, les gâteaux vraiment exceptionnellement .. hormis le coca/pepsi - peu de sucre

Ophtalmologie : le port des lunettes de soleil est obligatoire ; sinon à signaler une petite conjonctivite en début de voyage liée aux tours en scooter a Saigon, vite soignée ...

MST : la meilleure des préventions, c' est l'abstinence (amen)

J'allais oublier, il y a cette clim et l'air conditionné qui rendent tous les voyageurs plus ou moins malades (crève ou rhume, ..)
et of course, les vertèbres enfoncées par les heures de bus ...

Thailande : sous les paves (des temples), la plage ...



La Thaïlande, pays où tu croises aussi bien du voyageur au long cours, (de l' habitué qui y aime sa culture ou ses montagnes) que celui qui recherche la fête a bas prix pour 1 ou 2 semaines ...
C' est l'intérêt du pays : c'est facile a visiter et tu peux y trouver ce que tu veux ....

Quand fête et bouddhisme se croisent ...

Retraite meditative au temple U-Mong



Luciano, l'expérimenté (helvète) et Cédric, le novice avant une session de méditation Vipassana (je te laisse aller sur Google, on va quand même pas tout t'apporter sur un plateau ... grosso merdo, la seule réalité provient de ton esprit, l'exercice est introspectif a travers l'observation de toi même, et puis merde, je sens que je te gonfle ... si cela t'intéresse, je te laisse le loisir que l'on en parle ensemble).

Je le confesse (ça n'engage a rien pour une méditation bouddhiste), que l'exercice est difficile car va a l'encontre de nos schémas émotionnels et mentaux habituels, et ce n'est pas après mes 5 jours de retraite, que la sagesse m'est apparue.

Vous remarquerez sur la photo l'intrusion a cette séance d'un petit chat. Moi qui contrairement à Brigitte Bardot, aime les hommes et peu les animaux, ai un petit moment câlin (et non canin) avec la bête ...

Bangkok pere et fils






Dernière destination de la filiation Schmid, non sans émotion. C' était un chouette voyage avec de chouettes souvenirs.

samedi 28 novembre 2009

C'est beau mais c'est loin

Nord du Laos (a moelle)

Il est 5.00 du mat, il est désormais impossible de dormir, les coqs hurlent depuis au mois 1 h, les cochons font un bruit d'enfer et les femmes du village ont déjà commencé à cuisiner ..Il faut dire que les journées finissent tôt : 21h30 : une dernière bière lao et au lit ...La région est splendide et reste assez authentique (les transports un peu éprouvants ont raison d'un bon nombre de touristes).

Ainsi, le père, le fils (il manquait toutefois le saint esprit) schmid, se sont installes à Muang Sing, à 10 kms de la frontière chinoise, ou seuls 5 guides opèrent.

Les treks organisés ont ainsi une saveur assez authentique (comparés a d'autres contrées où l'autochtone enfile sa tenue locale avant l'arrivée du touriste)..Ambiance locale : vieux imbibés d'opium, croyances encore existantes au Phii (mauvais esprit).

Avant d'entrer au Laos, je m'étais lu le laos d'Isabelle Massieu (merci Dominique), la première femme à être venue en Indochine, vision forcément romantique du pays et bien j'y ai retrouvé l'esprit : bananiers, bamboos (on peut tout faire avec des bamboos) et villages Akha (quelques scènes incroyables de sorcellerie locale : cochons éventrés et massage local, qui n'ont de vertu thérapeutique que de justifier un bon ostéo après en France ...)

Retour vers le centre en bus : le bus (style ramassage scolaire RTA des années 90 pour 15h de bus) - ca pourrait ressembler a une madeleine de proust, s'il n'y avait pas la Hélène Segara locale en fond sonore, les râles de mon voisin, qui tous les 5 mins lâchent un gros godillot par la fenêtre, mais je reste impassible comme le jeune bonze qui prend sa place en cours de route. Le bus a cependant cette capacité de faire profiter a fond du paysage ...


Luang Prabang - Veng Vien - Ventiane : c'est l'axe emprunté par de nombreux voyageurs qui ne voient que ça du laos allant et repartant de Thaïlande ou Vietnam : c'est le laos facile, ce qui ne l'empêche pas d'être agréable et intéressant ...



Luang Prabang :Ville magnifique, ville musée, c'est un peu au Laos ce que Laon est en France. Du beau en veux tu en voila, donc of course touristique, mais beau. Passage oblige au Laos ...



Veng Vien :Tout le monde dit de cette ville : tu aimes ou tu détestes - C'est encore des conneries que tout le monde ne peut s'empêcher de dire : cette ville , tu peux entrer dans le trip festif a l'australienne (bière, fêtes, pétards, musique a donf), bref une belle ambiance a la MTV ou la jouer nature. La ville est réputée, pour être l'endroit cool du pays : tubbing, kayaking, musique a donf, happy bar ou tu peux acheter des joints de weed ou d'opium (sachant que 2 bars sur 3 te balancent aussitôt a la police). Si tu es jeune et cool, cette place est pour toi surtout si t'es anglo saxon, que tu aimes la bière et que tu aimes avoir le même t shirt que tout le monde (in the tubbing et porter des ray ban jaunes)..Décidément, je ne serai jamais un jeune cool ... Non je ne serai pas abat jour (je trouve ça plus sympa a écrire que rabat joie) : le point, c'est que faire la fête a cancun ou en Thaïlande, c'est l'esprit mais au laos, y a une sorte de grand écart entre l'esprit paisible du pays et le fun bon marche. Comme dirait le philosophe Danny Glover dans le non moins philosophique film l'Arme fatale, j'ai passé l'âge de ces conneries ...Vraiment, cette région est top ; ballades, et visites de grottes - la nature et une guest house en guise de petit paradis. J'ai adore le séjour loin de l'agitation du centre (assez hideux d'ailleurs).



Ventiane : c'est la capitale - la ville est assurément le spot occidentalise du pays : bâtiments officiels, grands banques, resto de tous les pays. Mais cette ville a un charme, celui de ses marchés (désolé d'ailleurs j'ai pas mis l'accent, moi et le qwerty on n'est pas encore en accord - d'eon) et des ses tables en plastique le long du mekong où tu peux manger d'excellents poissons grillés .... Halte d'une nuit et d'une journée, c'était suffisant mais valait la peine.



Sud :
Lao sur les plateaux : Après un bus de nuit (confortable), mon vieux (pour l'hommage a Daniel Guichard) et moi retrouvons nos bus locaux pour rallier le plateau du Bolaven : ambiance bal des papillons, champ de cafés, culture de thé ( l'intégralité du thé est exporté, ici on boit du lipton thé ou du thé chinois ...). C'est le laos rural, vraiment attachant, les écoles, les sourires des enfants accompagnant les sabaidee. C'est vraiment une atmosphère enchanteresse (peu de touristes, une population avenante, des paysages de toute beauté : cascade de Tad Fan, du thé et du café équitables, ...) : bon je ne vais pas vous faire du Giono (mais je pourrais faire un remake du Chant du monde !!)
Et puis merde, j'aime pas les clichés mais ces gens paraissent heureux et pour reprendre les belles paroles d'Isabelle Massieu :
'Quand on a plus besoin de ce qui est vraiment nécessaire, c'est incroyable comme il faut peut de chose, et comme on comprend et comme on envie la supériorité de celui qui exige encore moins que nous"'
Ici au Laos (comme au cambodge), j'ai troqué le motobike pour le vélo (beaucoup plus schmidien comme véhicule) et je revis cette montée sur paksong de 10 kms la nuit tombante avec les encouragements le long de la route, on se serait cru rampe saint marcel un jour de juillet (voire lors d'une ascension croate ou de la cote de Talloires en moins éprouvant tout de même ....

Champasak : c'est un (très) petit Angkor, 2ème site Khmer apres sa grande sœur cambodgienne, l'endroit est charmant - le site se visite rapidement.

4000 Islands : cet endroit a des airs de lieux de repos pour routards - ambiance relax , bercé par les méandres du Mekong, on s'y sent bien ..... Les rizières sur la droite, le mekong sur la gauche. Bungalows a 3 euros. Je revois mon père en train de récolter le riz avec une laotienne.

Allez, nous quittons le Laos, non sans regret, comme dirait Cesaria Evoria "petit pays , je t'aime beaucoup".
Nous quittons la nonchalance laotienne (on pourrait presque parfois parler d'apathie) - celle du Cambodge est moindre - qui tranche avec la confiance en soi vietnamienne (peuple de résistants, ce n'est pas le petit dragon pour rien ...)


Cambodge :

Malheureusement pour des contraintes de temps (paradoxal pour moi, mais mon padre a un avion à Bangkok), nous n'avons pas le temps de nous poser longtemps dans la campagne (les différents baroudeurs rencontrés m'ont donne l'info qu'après avoir vu certains paysages du Laos et Vietnam, je serai moins surpris ou enthousiasmé..) C' est dommage tout de même ....

Kratie : province du Nord du Cambodge ; aux rizières couleur de ble du Laos succèdent celle vert chlorophylle du Cambodge. On sent tout de suite que la population est plus 'affable' qu'au laos (ca ne veut pas dire plus sympathique).

Pnohm Pehn : ça construit de partout, la ville, le rythme n'est pas aussi fou que celui de Saigon mais ce n'est pas vraiment une ville pour piétons (un bonheur pour tuk tuk et malheureusement pas mal de grosses Lexus et autres monstres véhicules) , c'est également un repère d'Organisations Néo-colonialistes Généralisées (d'ailleurs , nous n'avons mangé dans de très bons restos d'ONG);...
Grâce à Francine, j'ai pu faire la connaissance de Nine avec qui nous avons diné khmer (Nine tient une boutique : Tendance Khmere et a écrit un livre de cuisine khmere),ce fut très sympa et instructif pour comprendre un peu ce pays a l'histoire et la politique actuelle complexe ....
S 21 : visite du camp de détention et de torture des kmers rouges, ça fait froid dans le dos - nous n'irons pas voir le camp d'extermination, choix délibéré (là encore je suis un peu gêné par la création en parc avec arrivées massives de bus : S21 est déjà suffisamment atroce dans son contenu). Et dire que pendant ce temps la, la communauté internationale était muette, soucieuse de son 'touche pas a mon (pole)pot' ; il est aussi intéressant de voir en parlant avec les gens que ceci n'est quasiment pas étudié a l'école (ça commence a peine maintenant ...) et il est étonnant de voir cette nation souriante après une tel passé (la façade me direz vous, en Asie, on ne montre jamais sa tristesse publiquement, c'est impoli).

Angkor :
Après une demi journée de ballade le long du Tonle Sap et des villages flottants depuis Siem Reap (où une moto m'a fauché alors que je faisais du vélo, mais still alive), nous nous attaquons à Angkor. (ce n'est que le début Angkor et Angkor, ...), cela paraitrait creux mais le vieil adage est confirmé 'c'est touristique (bien que l'on a vraiment pas eu une impression de masse sauf a Bamteay Srei où après 40 kms aller de vélo, on tombe sur des bus de touristes asiatiques et a Angkor Wat) parce que c'est grandiose'. Le type de site oú tu prends des milliers de photos tellement c'est beau (à la manière d'un Petra, des temples mayas ou de la cathédrale de Laon, je parle pour ce que je connais) et comme corollaire t'as l'assurance de gonfler tous tes potes lors de la soirée diapo ... En tout cas, y'a pas a dire : putain qu'c'est beau !

Si vous voulez la preuve en image, cliquez ici.

dimanche 22 novembre 2009

Hommage


A mon fidele compagnon, qui a vu tant de pays avec moi, qui a tant souffert (premieres vrais dechirures sur le GR 20), et qui ne verra jamais les temples d'Angkor, le sub continemt indien et les plages thailandaises .... J 'ai du le laisser en route (le long du Mekong au Laos) pour abreger ces souffrances ...
Ce voyage lui est dedie.
PS : cette nouvelle te fera surement plaisir Maman ...

dimanche 15 novembre 2009

Paysage laotien

Dans le Nord du Laos ... village Ahkha ...

Paix intérieure


Souriant, calme et apaisé dans son sommeil, ce bouddha me rappelle Elise. Amour, je pense a toi ...

Sage comme un bonze

Qu'il est agréable de traverser le Laos, pays paisible et magnifique ....
(photo prise de Pak Ou pres de Luang Prabang)